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Comment faire un business plan ? 5 erreurs et comment les éviter 

D'après un article publié dans le Strategic Entrepreneurship Journal en 2017, le business plan est bien plus qu'un document destiné à convaincre une banque ou un investisseur. Même lorsque l'on retire l'effet du besoin de financement, le fait de rédiger un business plan reste associé à une meilleure probabilité de bâtir une entreprise pérenne.

En effet, c'est le meilleur allié lors d'une création d'entreprise ou d'un lancement de produit : il permet de mesurer la maturité et le niveau d'aboutissement de votre projet, de vérifier son réalisme et sa rentabilité, et surtout de convaincre vos collaborateurs de vous suivre et de vous soutenir. Il est donc nécessaire de le rédiger de manière complète, tout en évitant certaines erreurs récurrentes.

1 - Négliger l’étude de marché dans son business plan

L'étude de marché est une des premières étapes lors de la création d'un projet. Elle permet d'analyser votre marché : de comprendre les attentes de votre cible, d'identifier vos concurrents, de cerner l'environnement dans lequel votre projet va évoluer, et de dénicher les opportunités. Cette analyse vous donnera finalement les outils pour donner un contexte et des données chiffrées à votre lecteur grâce à une partie économique et financière.

Mais elle est aussi un socle pour votre business plan. C'est grâce à elle que vous pourrez :

  • établir des données prévisionnelles, telles qu'une hypothèse de vente ;
  • fixer une hypothèse de chiffre d'affaires ;
  • établir une stratégie commerciale ;
  • construire une stratégie marketing ;
  • présenter votre modèle économique, accompagné d'une partie financière.

Une erreur commune est donc de négliger cette première partie en pensant connaître son marché sans avoir besoin d'approfondir la recherche. Cela peut mener à la construction d'un produit basé sur une demande inexistante, à un positionnement sur un marché complètement saturé, ou à une multitude d'autres scénarios qui vous empêcheraient de faire croître votre projet comme vous le souhaitiez.

C'est dans ce cadre que IÉSEG CONSEIL Groupe vous propose un service d'analyse de marché sur mesure qui vous permettra de réaliser votre projet avec les bagages nécessaires. Représentant plus de 50 % de nos prestations, cette prestation vous permet de cerner les dynamiques de votre marché et d'identifier l'univers concurrentiel, en mettant en lumière les tendances émergentes et les niches d'opportunités au sein de votre secteur cible.

2 - Construire un prévisionnel financier sans hypothèses traçables

Une seconde erreur fondamentale lors de la création d'un business plan est de construire un prévisionnel financier sans hypothèses traçables. La partie financière doit accompagner la partie économique de façon réaliste : elle traduit en chiffres ce que vous avez présenté en amont. Un prévisionnel qui affiche une croissance de 300 % en deux ans sans expliquer le canal d'acquisition ni les coûts associés ne convainc personne, et fragilise l'ensemble de votre dossier.

Deux règles sont essentielles pour éviter cette erreur et rassurer votre investisseur. La première est que chaque ligne de votre prévisionnel doit pouvoir être défendue par une hypothèse traçable. La seconde est d’établir trois scénarios :

  • Un scénario prudent, qui sera le premier que vos investisseurs chercheront à comprendre. Il explique ce qu'il se passe dans le cas où tout ne se déroule pas comme prévu et permet de démontrer la crédibilité du projet ainsi que d'évaluer votre capacité de remboursement dans le cadre d'un besoin de financement.
  • Un scénario central, présenté comme le scénario de référence. Il doit illustrer la cohérence et le réalisme du projet.
  • Un scénario optimiste, construit pour montrer le potentiel de développement de votre projet dans le cas où les hypothèses favorables se produisent.

3 - Oublier l’ajout de son besoin en fonds de roulement

Le besoin en fonds de roulement (BFR) représente le montant que votre entreprise doit financer pour couvrir le décalage de trésorerie entre les dépenses et les recettes liées à l'activité courante. La formule générale du BFR est la suivante : BFR = stocks + créances clients − dettes non financières.

Le besoin en fonds de roulement est indispensable pour comprendre l'ensemble des besoins financiers de l'entreprise. Il permet d'estimer le besoin de financement initial : sans lui, l'entreprise peut paraître rentable sur le papier tout en manquant de liquidités. Il sécurise également le plan de trésorerie, ce qui rassure fortement les banques et les investisseurs, et démontre une vraie maîtrise du fonctionnement financier de votre entreprise.

Comment interpréter son BFR ? 

Le besoin en fonds de roulement peut prendre deux formes, qui ne traduisent pas la même réalité financière pour votre entreprise.

  • BFR positif : votre entreprise nécessite une trésorerie pour financer le décalage entre les dépenses et les recettes de l'activité courante.
  • BFR négatif : les ressources de financement excèdent les besoins de financement, ce qui représente une situation favorable.

Pour plus de précision sur cet indicateur, nous vous conseillons de lire l'article consacré au besoin en fonds de roulement publié par Bpifrance.

4 - Présenter son équipe comme un cv et non comme un argument

Une autre erreur souvent commise est de présenter son équipe comme une succession de diplômes et d'expériences, par exemple : « Thomas, Chief Technical Officer : diplômé des Mines de Paris, 7 ans d'expérience en développement web. A travaillé chez Capgemini. Maîtrise Python, Java et AWS. »

Vos lecteurs souhaitent comprendre pourquoi cette équipe est celle qui va faire réussir ce projet. En réalité, ils cherchent à s'assurer de trois points :

  • Votre équipe est-elle capable d'assurer le projet ? Les membres ont-ils les compétences nécessaires pour le mettre en place ?
  • Le founder-market fit est-il présent ? Existe-t-il un lien logique entre le parcours des membres de votre équipe et leur place dans le projet ?
  • La complémentarité de votre équipe permet-elle de couvrir toutes les compétences nécessaires au lancement ?

Ce sont les réponses à ces questions que vos lecteurs cherchent à connaître. Il est donc préférable d'y répondre directement plutôt que de dérouler le parcours de chacun.

5 - Sous-estimer l’executive summary

L'executive summary (ou résumé exécutif) représente l'ouverture de votre business plan. Cette présentation d'une à deux pages doit refléter fidèlement la suite de votre business plan. Il ne doit surtout pas être sous-estimé, car c'est lui qui va intriguer vos lecteurs et leur donner envie de poursuivre.

Contrairement à ce que l'on peut penser, cette présentation se rédige à la fin de votre processus de création. Elle doit contenir les points clés du projet, que l'on peut synthétiser de cette façon :

  • le besoin du marché et le persona ;
  • la solution que le service ou le produit résout ;
  • les informations sur le marché ainsi que les avantages concurrentiels ;
  • le modèle économique, incluant la rentabilité attendue ;
  • les besoins de financement du projet ;
  • une présentation du créateur et de son équipe.

Finalement, le business plan n'est pas un simple accessoire mais bien un outil de décision. C'est pour cela que nous vous aidons à créer le vôtre grâce à un modèle élaboré en collaboration avec BNP Paribas et conforme aux standards de Bpifrance.

Vos ambitions, nos talents

IÉSEG CONSEIL Groupe vous offre une réponse structurée, cohérente et à forte valeur ajoutée, quel que soit le périmètre de votre problématique. Un seul point de contact, des expertises multiples.

Si vous voulez en savoir plus sur nos junior-entreprise ou si vous avez un projet, contactez-nous.

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