Aujourd'hui, l'intelligence artificielle fait partie intégrante de notre quotidien, notamment quand on sait que 75% des étudiants déclarent utiliser de manière régulière l'IA. Cette adoption massive révèle une transformation profonde notamment sur la manière d’apprendre au sein des grandes écoles françaises.
Dans un monde où l’intelligence artificielle évolue rapidement, les grandes écoles françaises doivent s’adapter en permanence aux enjeux éthiques et aux opportunités proposées par l’IA.
Fondée sur une méthodologie rigoureuse et un échantillon représentatif de 5 069 répondants, cette étude offre une analyse fiable, objective des usages de l’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur en 2025.
L'enquête a été menée par IÉSEG CONSEIL Paris pour le compte de la Commission Numérique de la CGE, pilotée par Caroline Roussel, Directrice générale de l'IÉSEG, en partenariat avec Gabriel de La Palme, Martin Fornas et Jean-Baptiste Dautun.
L'étude s'appuie sur une base de 5 069 répondants : 3 924 étudiants (tous niveaux), 1 018 enseignants et 127 directions générales. Les répondants proviennent de plusieurs spécialisations d'écoles (commerce/management, ingénieurs, spécialités) garantissant une représentativité complète du paysage français. L'enquête a été réalisée entre juin et juillet 2025, période clé où la question de l'IA a atteint une maturité suffisante.
Trois questionnaires distincts ont été élaborés, adaptés à chacune des populations interrogées, avec des questions communes pour permettre des analyses croisées. L'enquête explore six dimensions : usages individuels, perception des utilisateurs, stratégie et gouvernance IA, formations et outils proposés, évolution des méthodes pédagogiques, et attentes futures.
Aujourd’hui, nous observons des disparités entre les différentes grandes classes d’école. Les écoles de commerce et de management avancent bien plus rapidement que leurs homologues. 88% des étudiants en écoles de management utilisent l'IA au moins une fois par semaine, contre 71% en écoles d'ingénieurs.
Aujourd’hui la moitié des établissements ont mis en place une gouvernance spécifique pour piloter leur stratégie IA, avec 89% des écoles de management en tête, contre 55% en écoles d'ingénieurs.
Malgré cette utilisation massive, seulement 23% des établissements ont formalisé une stratégie IA globale. On recense 74% des écoles de management ayant formalisé une stratégie, tandis que seulement 17% des écoles d'ingénieurs et 10% des écoles de spécialités l'ont fait.
L'étude menée par enquête révèle une asymétrie remarquable. Sans surprise, les étudiants sont les plus enthousiastes avec 75% d'utilisateurs réguliers. Quant aux enseignants, ils affichent une posture plus prudente : 52% recourent régulièrement à l'IA, tandis que 19% n'ont jamais utilisé l'IA et ne l'envisagent pas dans un futur proche.
Les instances de directions générales quant à elles se situent entre les deux avec :
Cette réticence contraste avec l’usage régulier fait par les étudiants.
Malgré cela, les directions générales et professeurs sont pour plus de 50% formés à l’utilisation de ces outils…
Aujourd’hui il existe plusieurs centaines de grands modèles de langage (LLM). Toutefois les utilisateurs d’IA se tournent généralement vers une poignée de ces acteurs et leurs outils.
ChatGPT, le modèle développé par OpenAI domine massivement le marché des IA avec 98% d'utilisateurs, dont 78% utilisent la version gratuite et 22% paient pour ChatGPT Plus.
DeepL suit avec 54% d'utilisateurs, ce qui reflète un besoin concret pour la traduction de textes. On retrouve ensuite d’autres outils tels que Copilot (29%) et Gemini (28%) qui commencent à toucher leur public grâce aux investissements massifs menés par les géants de la Tech : Microsoft et Google.
Pour les enseignants, la majorité se tourne vers le modèle français Mistral AI avec 88% d'utilisation. Probablement grâce aux garanties de confidentialité et de l’origine française du modèle
La réponse qui émerge n'est ni l'interdiction totale ni l'adoption massive. En effet, 4 étudiants sur 5 souhaitent bénéficier de formations et ressources dédiées, et 88% des enseignants sont favorables à ce que leur établissement investisse davantage dans des formations autour de l'IA.
Sur l'autorisation de l'IA en cours, les divergences sont nettes : 79% des professeurs en écoles de commerce autorisent l'IA, contre 49% en écoles d'ingénieurs. Par ailleurs, la confiance dans les contenus générés par l'IA divise malgré une nette amélioration des modèles : les étudiants affichent une confiance de 6,1/10, tandis que les enseignants sont à 5,3/10 et les directions générales à 5,1/10.
Les principales craintes portent sur la fiabilité (54% des enseignants, 65% des étudiants) et les questions éthiques (44% des enseignants). 74% des enseignants considèrent que l'IA devrait être intégrée comme compétence transversale dans tous les cursus.
53% des étudiants considèrent que l'IA aura un impact positif sur leur future carrière, mais cette perception cache des divergences : 59% en écoles de commerce contre 37% en écoles de spécialités. 19% des étudiants estiment que l'IA aura un impact négatif, principalement en écoles de spécialités où l'IA est perçue comme potentiellement substitutive aux compétences créatives.
Les bénéficiaires les plus clairs sont ceux qui utilisent l'IA pour augmenter leur productivité. Les enseignants l'utilisent pour des traductions (63%), la recherche d'information (59%), le brainstorming (40%), tandis que les étudiants favorisent la recherche d'information (74%), la correction de texte (62%), le brainstorming (50%).
Cependant, seuls 20% des étudiants ont reçu une formation aux outils d'IA dans leur établissement, et seulement 36% des enseignants seulement ont reçu une formation IA. Sans formation, l'IA ne produit pas son plein potentiel.
Cette enquête permet de mieux comprendre le positionnement des acteurs au sein des grandes écoles en proposant des données factuelles et robustes à ce qui était jusque-là souvent du débat théorique. Elle a été présentée lors de la journée d'engagement « Les Grandes écoles à l'ère de l'IA : bilan à 3 ans et perspectives pour un usage raisonné » le 6 novembre 2025, marquant un moment clé de prise de conscience collective.
Pour les décideurs pédagogiques, les résultats établissent plusieurs recommandations claires : structurer la gouvernance IA (44% d'écoles ne l'ont pas fait), développer les formations (88% des enseignants favorables mais offre insuffisante) et formaliser les stratégies IA et adapter les pédagogies.
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